P comme poseur des chemins de fer

Mon arrière-grand-père Joseph Louis SABATIER, vous savez celui dont je vous parle tout le temps !, a travaillé au PLM de 1900 à sa mise en retraite. Il a exercé plusieurs fonctions dans la compagnie et notamment concernant la lettre qui nous intéresse aujourd’hui poseur puis passeur.

Je ne connais pas très bien ces professions, il y a peu d’articles sur le sujet ou je ne les ai pas encore découvert ! Si vous en avez, je suis preneuse !

Le poseur des voies a pour tâche principale la mise en service des nouvelles lignes. Cette fonction était très développée au début du 20ème siècle au moment de l’essor des lignes. Il s’agissait de mettre à niveau le sol grâce à des cailloux puis de manipuler planches et barres de fer afin de les fixer au sol. Un travail pénible et dangereux effectué par tous les temps. Les accidents de travail étaient nombreux.

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Quelques années après il est devenu passeur. Je n’ai pas réussi à savoir s’il s’agit d’une promotion ou d’un simple changement de tâches. Ses fonctions consistaient alors à dégager les voies de tout obstacle, enlever la neige, les branches des bas-côté, empêcher le fer de trop se dilater en cas de grosses chaleurs…

Son dossier n’a pas fait parti de ceux qui ont eu la chance de parvenir jusqu’à nous…ma quête sur son parcours personnel s’arrête donc là !

 

O comme orfèvre

Mon petit papillon se pose aujourd’hui sur ma branche parisienne et sur Pierre LEGRAND. Les professions que je découvre y sont un peu différentes à la capitale ! Je vous propose un flash sur l’orfèvrerie.

Le mot orfèvrerie vient du latin auri et faber ce qui signifie artisan de l’or. Le métier d’orfèvre regroupe plusieurs spécialité qui peuvent devenir des métiers à part entière. Plusieurs techniques sont utilisées : la ciselure, l’estampage, la gravure, le poinçonné, le repercé et le repoussé. J’ai regardé le sens de chaque mot, les définitions sont très pointues et chacune mériteraient un article indépendant…

Pierre LEGRAND est orfèvre bouclier, il réalise des boucles de ceinture dans le le 6ème arrondissement de Paris. Il est très proche des tanneurs et autres métiers du cuirs. Ses proches sont monteurs en bronze, fondeurs. De nombreux métiers très proches, très complémentaires et très techniques.

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N comme Noémie

Le N me donne l’occasion d’évoquer mon arrière-grand-mère maternelle Noémie Mélanie Catherine ROSSET. Elle a vu le jour le 18 mai 1883 à Montalieu-Vercieu (Isère), son père Jean y est tailleur de pierre et sa mère Claudine BURLET gagne quelque argent en faisant la ménagère chez les notables de la ville.

Fille unique, elle évolue dans un milieu favorisé. Elle épouse en 1908 Jean Louis François DELANGE qui fut tailleur de pierre puis évolua en clerc de notaire pour achever sa carrière en tant que comptable dans une cimenterie de la ville. Il est établi un contrat de mariage auprès de Me RAFFARD notaire à Montalieu-Vercieu.

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Elle aura deux enfants Raymond et Marie. Tous deux auront de l’instruction même si le père privilégiera son fils.

Elle décède le 31 janvier 1933 à 49ans. Laissant à sa fille, ma grand-mère le souvenir d’une Maman douce et aimante.

M comme Montalieu-Vercieu

Aujourd’hui je m’en vais faire un petit tour dans le berceau de ma famille maternelle. Je passe mes vacances à Montalieu-Vercieu depuis que je suis toute petite, nombre de branches de mon arbre y sont ancrées et plusieurs de mes oncles et tantes y résident encore. C’est  un lieu où est attaché mon cœur.

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Mes grands-parents habitaient le quartier du Clos

C’est une petite ville d’Isère dans les préalpes sur les bords du Rhône. Ses berges abritent les vestiges d’une occupation humaine dès l’Antiquité, mais la ville se développe autour de la paroisse de Vercieu au 11ème siècle. La cité connait un fort développement industriel grâce au passage de la Nationale 75. De cet essor nait une cimenterie.

La commune se situe dans un bassin carrier. C’est pourquoi j’ai de nombreux ancêtres à toutes époques qui ont exercé la profession de tailleur de pierres. On y extrait du calcaire dur appelé pierre de Villebois. Les carrières sont nombreuses. Les blocs sont acheminés par voie fluviale puis par voie ferroviaire. De nombreux ouvriers apportent leur savoir-faire. Même si la pierre n’est plus extraite la tradition d’apprentissage perdure suite à l’installation d’un CFA métiers de la pierre.

Suite à ces fermetures la commune renait par l’aménagement des berges du Rhône qui apporte des emplois dans le secteur touristique. Cette commune d’environ 3000 habitants garde la grâce de la campagne avec les facilités de la ville.

L comme livret de famille

J’ai appris il y a peu de temps l’origine de la création du livret de famille et j’ai eu envie de le mettre en avant et d’évoquer brièvement les recherches sur Paris.

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En effet l’initiative de sa création revient à la France en 1877 suite à la destruction de l’état civil parisien en 1871. De nombreux pays ont depuis repris cette idée.

Le livret de famille est un document officiel recueillant les actes d’état civil d’une famille. Il est délivré à l’issue de la cérémonie de mariage ou à la naissance du premier enfant en cas de d’absence de mariage. Il est complété lors des différents évènements e la vie familiale. Il y a une obligation légale à le tenir à jour.

Il constitue en quelque sorte une troisième dépôt des actes d’état civil en cas de destruction massive des registres.

Les recherches à Paris ont deux spécificité : la taille de la ville et la destruction des actes antérieurs à 1871. Du fait de la taille de la ville il n’y a pas de recensement nominatif avant 1926 et suite à la destruction des actes les recherches se font grâce à l’état civil reconstitué et aux actes notariés. Une autre gymnastique ! Le généalogiste a toujours le cerveau en alerte !

 

K comme képi

Le mot képi vient d’un mot allemand qui signifie chapeau. Il fut introduit dans l’armée française en 1861 uniquement pour les hommes. Son port décline depuis une trentaine d’année. La police nationale, les surveillants pénitentiaires et les préfets en ont peu à peu abandonné l’usage au quotidien. Il reste un accessoire de cérémonie.

Dans l’armée française, le képi nous apprend sur le  grade et la fonction des officiers et des sous-officiers ainsi que la jugulaire. Il est de couleur différente suivant le corps d’armée.

Le képi est composé de trois parties : le bandeau entourant la tête, le turban qui le couronne et le calot entre les deux, c’est lui qui supporte les galons.

Certaines professions non militaires portent le képi comme les pompiers, les services des douanes ou les forestiers de l’Office Nationale des Forêts.

Képi_de_service_courant_de_général_de_division_françaisKépi de service courant d’un général de division français

Je ne connaissais pas du tout ce domaine n’ayant jamais rencontré dans mon arbre des personnages portant le képi, j’avoue que ces quelques recherches m’ont donné envie de me plonger dans ce sujet. Avez-vous déjà découvert le parcours d’un ancêtre grâce à son képi ?

J comme journalier

J’ai voulu consacrer un article aux journaliers pour mettre en avant toutes ces personnes qui jalonnent nos arbres et que l’on a tendance à oublier. Ils font pourtant de nous ce que nous sommes.

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Un journalier est un ouvrier agricole pauvre louant sa force de travail à la journée. Il est susceptible de cultiver en une journée un « journal » de terre. Cette unité de mesure varie en fonction des régions et du relief.

Les femmes et les enfants sont également concernés.

Ce terme était utilisé par extension pour les salariés recrutés à la journée quelque soit la profession exercée (dans l’industrie, l’artisanat…).

On trouve malheureusement très peu d’information concernant leur activité. Parfois lors des cérémonies, il est préciser journalier agricole ou employé à la journée dans l’usine X. Il y a aussi de temps à autres des éléments en cas de conclusion d’actes notariés, ce qui reste rare vu le peu de bien qu’ils possèdent. Par contre on peut les suivre géographiquement grâce au recensement.

I comme Italie

Aujourd’hui je vous emmène faire un petit tour en Italie. Je ne vais pas vous donner un cour sur l’histoire ou la géographie j’en serai bien incapable !

J’ai eu envie de vous parler de cette Italie si proche et généalogiquement si lointaine.

Mon arrière-grand-père Antonio CAVAGNA est venu du village de Fupiano al Brembo en Lombardie dans le nord de l’Italie avec d’autres hommes de la famille s’installer dans le bois de Parmileu en Isère vers 1900. Ils ont parcouru environ 600 km à travers les montagnes. Le voyage fut probablement difficile. A leur arrivée dans le bois, ils ont construit eux-même leurs abris. Il semble que les voisins les ont bien accueillis. Ils se sont acclimatés et ont trouvé un emploi : de bucheron !

Mon arrière-grand-mère Lucia MILESI a dû arriver vers 1908. Elle a un fils de 1907 né en Italie et un de 1909 né en France.

Leur vie en Italie m’est complètement inconnue et les recherches s’ouvrent peu à peu mais restent difficiles. Mon grand-père né en France n’est jamais allé en Italie et je ne connais pas ma famille là-bas… Mon arrière-grand-père y a laissé deux soeurs….

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H comme habitation

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Votre maison a une histoire….la découvrir peut s’avérer passionnant. Plusieurs ressources sont à notre disposition pour y parvenir.

D’abord le titre de propriété qui renseigne sur la liste des propriétaires, la description du bien, le nom du notaire qui a enregistré les actes, les références cadastrales.

Puis le cadastre, qui même sans références, peut faire découvrir la délimitation des propriétés et leur évolution. Avec cette base on peut retrouver les propriétaires. On peut effectuer la recherche avec une adresse. Le cadastre se trouve en mairie ou aux archives départementales.

Beaucoup moins connu, la conservation des hypothèques assure la publicité foncière. On y trouve des informations sur la situation patrimoniale des particuliers ou la situation juridique des immeubles. Les actes sont déposés par les notaires qui les établissent au service des hypothèques où on peut les demander puis après 50 ans aux archives départementales.

Il y a sûrement d’autres pistes, si vous en connaissez n’hésitez pas à me les faire découvrir, j’ai hâte !

G comme Gagnières

Je vais évoquer aujourd’hui cette petite commune du Gard à la limite de l’Ardèche qui tient son nom de la rivière qui la traverse « la Ganière » du latin « franchir, triompher ».  Je ne connais pas du tout ce village mais il tient une place particulière dans mon cœur et dans mon histoire familiale car c’est là que j’ai retrouvé mon arrière-grand-père « disparu » de la famille après son divorce en 1906.

Cette commune a un long passé de cité minière jusqu’en 1929. On y extrait de l’or et surtout bien sûr du charbon.

imagesMon arrière-grand-père travaillait dans les chemins de fer et c’est probablement sa profession qui l’a conduit dans cette commune.

En effet il a œuvré à la mise en place et à l’entretien de la ligne Vogüé-Rochessadoule fermé en 1982. Un magnifique viaduc à poutres treillis construit en 1888 permettait de relier Gagnières à Bessèges, il a été démoli en 1990 après la fermeture de la ligne. Seuls subsistent les anciennes piles du pont transformées en monument en hommage aux anciens mineurs.

Le village est maintenant tourné vers le tourisme vert.