I comme Italie

Aujourd’hui je vous emmène faire un petit tour en Italie. Je ne vais pas vous donner un cour sur l’histoire ou la géographie j’en serai bien incapable !

J’ai eu envie de vous parler de cette Italie si proche et généalogiquement si lointaine.

Mon arrière-grand-père Antonio CAVAGNA est venu du village de Fupiano al Brembo en Lombardie dans le nord de l’Italie avec d’autres hommes de la famille s’installer dans le bois de Parmileu en Isère vers 1900. Ils ont parcouru environ 600 km à travers les montagnes. Le voyage fut probablement difficile. A leur arrivée dans le bois, ils ont construit eux-même leurs abris. Il semble que les voisins les ont bien accueillis. Ils se sont acclimatés et ont trouvé un emploi : de bucheron !

Mon arrière-grand-mère Lucia MILESI a dû arriver vers 1908. Elle a un fils de 1907 né en Italie et un de 1909 né en France.

Leur vie en Italie m’est complètement inconnue et les recherches s’ouvrent peu à peu mais restent difficiles. Mon grand-père né en France n’est jamais allé en Italie et je ne connais pas ma famille là-bas… Mon arrière-grand-père y a laissé deux soeurs….

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H comme habitation

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Votre maison a une histoire….la découvrir peut s’avérer passionnant. Plusieurs ressources sont à notre disposition pour y parvenir.

D’abord le titre de propriété qui renseigne sur la liste des propriétaires, la description du bien, le nom du notaire qui a enregistré les actes, les références cadastrales.

Puis le cadastre, qui même sans références, peut faire découvrir la délimitation des propriétés et leur évolution. Avec cette base on peut retrouver les propriétaires. On peut effectuer la recherche avec une adresse. Le cadastre se trouve en mairie ou aux archives départementales.

Beaucoup moins connu, la conservation des hypothèques assure la publicité foncière. On y trouve des informations sur la situation patrimoniale des particuliers ou la situation juridique des immeubles. Les actes sont déposés par les notaires qui les établissent au service des hypothèques où on peut les demander puis après 50 ans aux archives départementales.

Il y a sûrement d’autres pistes, si vous en connaissez n’hésitez pas à me les faire découvrir, j’ai hâte !

G comme Gagnières

Je vais évoquer aujourd’hui cette petite commune du Gard à la limite de l’Ardèche qui tient son nom de la rivière qui la traverse « la Ganière » du latin « franchir, triompher ».  Je ne connais pas du tout ce village mais il tient une place particulière dans mon cœur et dans mon histoire familiale car c’est là que j’ai retrouvé mon arrière-grand-père « disparu » de la famille après son divorce en 1906.

Cette commune a un long passé de cité minière jusqu’en 1929. On y extrait de l’or et surtout bien sûr du charbon.

imagesMon arrière-grand-père travaillait dans les chemins de fer et c’est probablement sa profession qui l’a conduit dans cette commune.

En effet il a œuvré à la mise en place et à l’entretien de la ligne Vogüé-Rochessadoule fermé en 1982. Un magnifique viaduc à poutres treillis construit en 1888 permettait de relier Gagnières à Bessèges, il a été démoli en 1990 après la fermeture de la ligne. Seuls subsistent les anciennes piles du pont transformées en monument en hommage aux anciens mineurs.

Le village est maintenant tourné vers le tourisme vert.

F comme FORAY ma lignée patronymique

aprintempsVMa branche patronymique FORAY prend sa source vers 1661 à Lyon dans le Rhône. Benoit nait dans une famille bourgeoise. En 1686, il épouse Suzanne BOUVARD dont le père est notaire royal, lieutenant et châtelain de Genas dans le Rhône à un vingtaine de kilomètres de Lyon environ. Benoit assoit ainsi sa position dans la société même si c’est évidemment le frère ainé de Suzanne, Pierre Emmanuel (§ Challenge de A à Z lettre A).

Le couple s’installe à Anse toujours dans la banlieue de Lyon. La famille s’agrandit de deux filles qui décèdent en bas âge puis de deux garçons. En 1701, ils déménagent à Pommiers et c’est là-bas que nait leur dernière fille.

Benoit est alors marchand tisserand. Un métier éprouvant et malodorant lors de la teinture des tissus et qui nécessite de grands espaces.

Son fils Pierre, mon aïeul, (1695-après 1763) prend la succession mais s’installe à Lyon jusqu’en 1738 puis à Vénissieux avec son épouse Jeanne REY. Ils ont neuf enfants, seuls trois garçons atteindront l’âge adulte.

L’ainé prend la suite et perpétue la lignée de tisserand. Mon ancêtre Michel quitte alors le tissu pour rejoindre la terre. S’en suit une branche de cultivateur dans la région lyonnaise.

Michel (1738-1793) se marie deux fois. Seuls les enfants de sa seconde union avec Fleurie CROCHAT parviennent à l’âge adulte. Parmi eux Jean époux de Clémence MICOLLET reste dans la propriété familiale à Villeurbanne.

Son fils Jacques (1807-1847) s’installe à Vaulx-en-Velin d’où est originaire son épouse Claudine MOLLARD. Ils ont trois enfants dont un seul garçon Claude (1830-1921) qui quitte le domaine pour rejoindre Claudine BLANC à Décines. Ils auront 7 enfants qui auront tous des descendants.

Mon aïeul Joseph (1857-1923) contrairement à ses frères retourne au métier du tissu en devenant lustreur teinturier. Mon grand-père Elie, son fils, reste dans la profession en tant que chef magasinier canut à Lyon tel un héritage du premier FORAY.

E comme éh c’est mon anniversaire

gateau-d-anniversaire-jpgCe jour de fête m’a donné envie d’évoquer les origines de l’anniversaire ! Ce rituel ancestral tient à la magie. En effet les bougies allumées en cette occasion protégeaient celui qui fêtait son anniversaire des démons.

Jusqu’au IVème siècle cette célébration était rejetée par le christianisme comme coutume païenne. Puis les Grecs ont associé un esprit protecteur à chaque date. Chemin faisant la notion d’ange gardien, de marraine et de saint patron l’on ancré dans la religion. Le gâteau avec les bougies servant d’offrande.

Les souhaits d’anniversaire et les voeux de bonheur font partie de la fête et peuvent apporter les bien ou le mal parce que l’on est proche du monde des esprits à ce moment-là ….

Je compte sur vous !!!!!!!!!!!!! Merci !!!!!!!!

D comme déclaration de succession

Cet acte méconnu peut permettre de se sortir de situation inextricable (comme je vous l’expliquais dans l’article La clé du mystère : lieu de mariage MATHIER/OLIVIER) Je lui devais bien quelques mots !

La déclaration de succession est un acte notarié dressé suite à un décès depuis 1790.

Elle permet de connaître le patrimoine d’un défunt. Il s’agit d’une photo au jour du décès avec beaucoup de détails. Elle comprend également la liste exhaustive  de tous les héritiers avec leur profession et leur conjoint ainsi que leur lieu de résidence. Elle précise en plus le régime matrimonial et l’existence d’un contrat de mariage avec toutes les références.

Elle peut apporter beaucoup aux généalogistes quelque soit son centre d’intérêt. On la trouve en série Q des archives départementales.

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Déclaration de succession Magdeleine OLIVIER 7 juillet 1868

C comme canebassier

Mon papillon se pose aujourd’hui sur un métier que je ne connaissais pas du tout. J’ai découvert il y a quelques mois, Jacques TRUFFIER marié en 1683, décédé en 1722. Son contrat de mariage indique qu’il est canebassier….

Après quelques recherches, je découvre qu’il s’agit d’un marchand de toile de chanvre et d’articles de lingerie, serviettes, nappes, sacs fabriqués par les lingères.

Pas étonnant que je le rencontre au milieu d’une lignée de tisserands !textile-de-chanvre-15617409

B comme boulanger

four_boulanger_ancien_logo-4e76e Aujourd’hui je vais évoquer un aliment essentielle dans la vie de la fin du 19ème siècle : le pain.

Mon ancêtre Jean CREPILLON exerce la boulangerie à Décines dans le Rhône vers 1892. Jusqu’à cette période chaque foyer pétrit son pain et se rend à la boulangerie pour le cuire. Tout le village se croise à la boulangerie, c’est un lieu d’échange incontournable.

Suite à l’essor industriel pour le pétrissage et la cuisson, une grande évolution a lieu. Jean réalise le pain qu’il vend. La farine devient blanche, le pain devient un aliment raffiné. Les publicités font leur apparition. La boulangerie devient un commerce. La consommation du pain diminue, l’alimentation se diversifie. Son statut de centre de vie s’émousse tout doucement… Jean vit bien de sa passion. Il ne la transmettra pas à son fils qui aspire à la modernité.

A comme avocat au Parlement

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Je commence le mois par une petite feuille du bout de mon arbre : Pierre Emmanuel BOUVARD dont le mariage a lieu en 1700. Il exerce la fonction héréditaire d’avocat au Parlement.

A cette époque le Parlement est une cour qui rend la justice au nom du Roi. Il y en a12 dans le royaume. Pierre BOUVARD domicilié à Genas dans le Rhône exerce au Parlement de Grenoble.

Ce sont des personnages à part de la société, plutôt bourgeois, parfois fortunés mais appartenant au Tiers-Etat. Ils statuent en tant qu’arbitre dans les conflits. Il connait le droit mais il n’y a pas d’obligation de le respecter dans toutes les affaires.

Pierre est également notaire et receveur des fermes. On peut penser qu’il est un personnage important dans sa commune.

C’est peut-être de lui que me vient le goût du droit !

« Mon » Challenge de A à Z

Challenge  J’ai eu tellement de plaisir ces dernières années à lire tous les articles publiés lors de ce challenge que j’ai eu envie de participer…

Fidèle au nom de mon arbre je me propose de papillonner de branches en branches et de me poser ça et là afin de vous faire découvrir des personnages, des professions, des lieux  qui sont extraordinaires à mes yeux.

J’espère m’amuser et vous divertir !